Certains commerçants regrettent l'abandon du projet de parking en silos et jugent que cette promesse de campagne a été faite avec légèreté.
Je peux le comprendre, mais je voudrais que l'analyse aille plus loin que le « il n'a pas fait ce qu'il a promis ». Au moment de la campagne, tout le monde pensait que la construction de ce parking était possible. L'opposition de Florence Graneri et de ses amis à ce projet de parking était une question de principe, non de faisabilité. Depuis, les études de faisabilité, que nous n'avions pas sous la main à l'époque, ont démontré que le projet était très difficile sur le plan technique et de surcroît excessivement onéreux. Cet élément prend une importance essentielle à l'heure de la crise, de l'impossibilité d'augmenter les impôts locaux et de la réduction drastique des aides de l'État aux communes. Bref, dans un contexte qui n'était pas celui de la campagne électorale.
Il faut aussi prendre en compte, dans cette nouvelle donne, la certitude aujourd'hui de voir sortir de terre le pôle de santé du Villeneuvois, qui était espéré mais encore incertain au moment de la campagne de 2008.
Or, la construction d'un nouvel hôpital va libérer du terrain en centre-ville. Et même si le site de l'hôpital actuel n'appartient pas à la mairie, même si l'avenir de ce site est encore inconnu, ne pas en tenir compte au moment du choix serait une erreur. Il y a donc des nouveaux éléments, majeurs et décisifs, qui sont intervenus. Le rôle de l'élu, c'est aussi d'adapter sa gestion quand des circonstances nouvelles qui étaient difficilement prévisibles surviennent.

Considérer le stationnement, comme le seul remède à la dévitalisation du centre-ville, n'est-ce pas un peu réducteur ?
La revitalisation du centre-ville passe aussi par l'amélioration de la sécurité, par l'embellissement des façades, la rénovation des vitrines et l'amélioration de l'habitat. La vidéosurveillance est installée, les rues ont été refaites ou le seront, les régimes d'aides à la rénovation des façades sont en place et nous lançons un programme d'aides au commerce par le Fisac, un fonds d'État ayant cette finalité. Et nous allons faire plus d'efforts dans le domaine de l'animation.
De plus, nous offrirons 160 places de parkings gratuites supplémentaires à proximité centre-ville, nous mettrons en place une navet-te électrique gratuite entre le Parc des expositions et le centre-ville et nous organiserons une meilleure rotation du stationnement en centre-ville même.

Est-ce que la venue d'une enseigne au fort capital attractif n'est pas indispensable au dynamisme d'un centre-ville ?
Nous y travaillons. Il y a deux types d'enseigne qui attirent les gens vers le centre-ville : les enseignes alimentaires et culturelles. Nous avons reçu beaucoup d'opérateurs qui travaillent dans ces secteurs. Jusqu'à présent, nous n'avons pas réussi à les convaincre. Mais on y arrivera.