Elles sont une quinzaine à adhérer ou souhaiter adhérer à la nouvelle Association des collectivités territoriales pour l'utilisation de l'huile végétale pure carburant - c'est bien son nom. « Sans être aussi nombreuses que je peux l'espérer, les collectivités sont là en nombre significatif », se rassure Jérôme Cahuzac, citant la mairie UMP de Montauban, le Grand Dax, l'agglomération d'Agen ou encore le syndicat des pêcheurs basques.

Rendez-vous chez Woerth

Premier objectif que s'assignent les élus : alimenter les bus scolaires en HVP. Pour l'heure, la dérogation est opportunément limitée aux véhicules de moins de trois places. Jérôme Cahuzac entend mener une délégation chez Éric Woerth, le ministre du budget, qui « a la tutelle sur ce type de conventions ». Tout jeune président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, il profitera d'un rendez-vous avec l'intéressé dès mercredi pour lui en toucher quelques mots.

Étendre au ramassage scolaire la consommation des HVP permettrait à la filière de franchir un nouveau palier. Alain Juste, promoteur du dispositif et président de l'Institut français des HVP ne s'en cache pas, lui qui a été convié au bureau de la nouvelle association. « C'est un outil de travail pour appréhender l'avenir ».

16 000 hectares de friches

L'association est appelée à faire tache d'huile, se fondant sur les réseaux des élus. Les Chambres d'agriculture seront invitées à « travailler avec nous ». Celle du Lot-et-Garonne était représentée à la réunion. Et Jérôme Cahuzac de répéter que les biocarburants du cru sont loin d'empiéter sur les cultures vivrières, contrairement au Brésil : « Il y a 16 000 hectares de friches en Lot-et-Garonne. La consommation de la Communauté de communes et la Ville de Villeneuve équivaut à 250 hectares. Il y a de la marge. » La soixantaine de poids lourds, véhicules utilitaires et tracteurs du Conseil général roulera aux HVP à l'automne prochain.

Auteur : daniel bozec