C'est dans ces termes que Jérôme Cahuzac, pour ses collègues du Palais-Bourbon et du Palais du Luxembourg, s'exprimait en fin de semaine dernière, à la suite d'une entrevue à Paris. « L'aide à la filière prunicole fut instaurée pour pallier les désordres monétaires et notamment la faiblesse du dollar empêchant les produits français d'être compétitifs par rapport à ceux des Etats-Unis » poursuivent-ils. « Or cette faiblesse du dollar est patente aujourd'hui par rapport à l'euro. Dès lors la légitimité de cette aide est incontestable et particulièrement d'actualité. De surcroît, la perspective, après 2012, de transformer l'intégralité de cette aide en DPU avec une période de référence s'arrêtant en 2007 revient à condamner cette filière et à détruire une des images fortes du département par la destruction des vergers. »

Lors de la journée de la prune, le 21 janvier, les producteurs présents ont entendu leurs responsables de filière leur prédire un avenir plutôt incertain, à la suite de l'application dès 2 013 de la nouvelle Politique agricole commune (PAC). Le comité économique du pruneau a de son côté mis en place un plan de réorganisation.