2- L'aide à la filière prunicole fut instaurée pour pallier les désordres monétaires et notamment la faiblesse du dollar empêchant les produits Français d'être compétitifs par rapport à ceux des Etats Unis. Or cette faiblesse du dollar est patente aujourd'hui par rapport à l'euro. Dès lors la légitimité de cette aide est incontestable et particulièrement d'actualité.

3- La filière du pruneau est un exemple d'organisation professionnelle qui a su, chaque fois que nécessaire, prendre des mesures de régulations dont les pouvoirs publics se sont régulièrement félicités.

4- Le découplage, c'est-à-dire verser des compensations aux producteurs sans exiger qu'ils produisent est destructeur pour la filière. Il gêne considérablement la transmission des vergers et interdit de fait la mise en place de nouvelles plantations ou de nouvelles exploitations prunicoles. De plus, le découplage interdit de fait l'entrée de jeunes agriculteurs - sans DPU - dans cette filière et incite très fortement les pruniculteurs les plus âgés à arrêter leur production en arrachant leur verger, ce qui condamne cette filière au recul du volume produit alors que c'est une filière d'avenir.

5- De surcroît, la perspective, après 2012, de transformer l'intégralité de cette aide en DPU avec une période de référence s'arrêtant en 2007 revient à condamner cette fiilière et à détruire une des images fortes du département par la destruction des vergers.

Il convient donc d'anticiper les difficultés. A cet effet, les parlementaires ont obtenu l'engagement du Ministre de diligenter une mission sur place afin d'étudier avec les responsables de la filière et les élus toutes les solutions, européennes et nationales, permettant de conserver le volume d'aides, soit 40 millions d'euros, et de maintenir un lien entre le versement de ces aides et la production.

La plus grande vigilance s'impose, autant que l'union de tous, pour sauver une production qui est une composante essentielle de l'économie départementale..