jeudi 2 juillet 2009

Endettement de l’état

Jérôme Cahuzac, Député-Maire de Villeneuve-sur-Lot
Lors des questions aux gouvernements à l’Assemblée Nationale, le Député-Maire Jérôme Cahuzac a interpellé M. Eric Woerth Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat au sujet de l’endettement de l’état.

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mercredi 1 juillet 2009

Jérôme Cahuzac invité de l’émission Ca vous regarde intitulée « Budget : où trouver de l’argent ».




Les autres invités sont le député UMP Hervé Mariton et l’économiste libéral Christian Saint-Etie et Marie-Suzie Pungier, secrétaire confédérale de Force ouvrière chargée de l’économie.



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lundi 22 juin 2009

La crise du lait !

Jérôme Cahuzac, Député-Maire de Villeneuve-sur-Lot
Assemblée Nationale : lors de son intervention ou le Député-Maire, Jérôme Cahuzac interpelle Me Lagarde, Ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur le prix du lait et la crise grave qui frappe cette profession, le Député UMP M Degauchy le traite de "menteur"...

Voici la réponse de Jérôme Cahuzac :

Le député Degauchy, plus connu pour ses interpellations outrancières que pour ses réflexions de fond se croit obligé de me qualifier de menteur. Ce fut de sa part aussi discourtois qu'excessif.

C'est bien un gouvernement de gauche qui proposa et mis en œuvre les quotas laitiers...contre le syndicat agricole majoritaire, contre l'opposition de l'époque, RPR et UDF, et donc contre Mr Degauchy.

Dans sa réponse, le ministre Chatel fait preuve d'une agressivité de mauvais aloi.

De fait il n'y aura plus de régulation par les volumes en 2015 suite aux décisions de l'Union Européenne prise sous présidence Française. Et il n'y a plus de régulation des prix suite aux choix faits par Christine Lagarde dont Mr Chatel est un des secrétaires d'Etat.

Il aurait été préférable, plutôt que de répondre ainsi, que le Ministre Chatel me dise quel système de régulation il envisage pour remplacer celui qu'il vient de démanteler avec les résultats que l'on constate sur le prix du lait à la production et donc les revenus des éleveurs.

Quant au double langage dont il accuse les socialistes, il est plus avéré chez les membres du gouvernement que chez d'autres.

Les subventions aux exportations sont une chose, le prix du lait en France une autre. Dans un cas, il s'agit d'une aide à une profession, dont il faudra évidemment discuter au niveau Européen afin de garantir le revenu des professionnels.

Mais le prix du lait ne dépend que des autorités Françaises. Et nous assistons effectivement de leur part à un double langage: dans les discours, il faut réguler. Et dans les actes de gouvernement, on dérégule...

Au fond l'agressivité de Luc Chatel traduit davantage sa gêne qu'autre chose...

Rappel : voici le texte de l'intervention de Jérôme Cahuzac à l'assemblée Nationale :

M. Jérôme Cahuzac. Ma question, à laquelle j’associe M. Michel Ménard, s’adresse à Mme Lagarde.
Aujourd’hui, madame la ministre, il n’y a plus de régulation pour le lait et pour les prix et, demain, il n’y en aura plus pour les volumes.
C’est l’Union européenne sous présidence française, c’est-à-dire sous l’autorité du Président Nicolas Sarkozy, qui a décidé de supprimer à terme toute régulation des volumes par la suppression programmée des quotas laitiers qu’un gouvernement de gauche avait instaurés en 1984. (Protestations sur les bancs du groupe UMP.)

M. Lucien Degauchy. Menteur !

M. Jérôme Cahuzac. Et c’est le ministère de l’économie et des finances qui, sous votre autorité, a décidé de supprimer toute régulation des prix alors même que cette régulation donnait satisfaction à tous les acteurs de la filière sans que les consommateurs en aient jamais pâti.
Rien dans les dispositions communautaires ou nationales ne vous obligeait à déréguler le système des prix du lait. Au contraire, tout existe pour permettre une telle régulation.
M. Hortefeux vient de rappeler les propos présidentiels en matière de régulation économique. Pourquoi prônez-vous, avec d’autres, la régulation économique dans toutes les instances nationales et internationales et faites-vous le contraire pour le prix du lait ? (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe SRC.)
Nous devinons naturellement que, par ce biais, vous espérez une baisse des prix à la consommation, c’est-à-dire que vous décidez qu’il y aura une baisse des prix à la production. Depuis presque deux ans, vous prônez la revalorisation du revenu par la revalorisation du travail. Pourquoi, dans ces conditions, faites-vous une exception pour les producteurs de lait qui, après beaucoup et avant d’autres encore plus nombreux, seront obligés de travailler beaucoup plus pour gagner nettement moins ?
Enfin, puisque l’on s’aperçoit que la loi de modernisation de l’économie met à mal les producteurs au grand profit de la grande distribution, quand reviendrez-vous sur ces dispositions extrêmement néfastes contre lesquelles nous vous avions mise en garde sans être écoutés ni par vous ni par la majorité UMP ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

M. le président. La parole est à M. Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’industrie et de la consommation.

M. Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’industrie et de la consommation. Monsieur Cahuzac, je ne peux pas vous laisser dire n’importe quoi. (Protestations sur les bancs du groupe SRC. – Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) Prétendre qu’il n’y a plus de régulation dans le domaine du lait, c’est soit un mensonge, soit une méconnaissance notoire de ce marché, soit les deux.
Vous savez très bien qu’il y a encore des systèmes de régulation au niveau européen et je vais vous prendre à votre propre jeu. Vous semblez dénoncer un double discours du Gouvernement, mais le double discours, c’est celui du parti socialiste, qui défend le maintien d’une régulation et dont les candidats aux européennes défendent la suppression de la régulation à l’exportation au niveau européen. (Applaudissements et « Hou ! » sur les bancs du groupe UMP. – Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Jean Glavany. Cela n’a rien à voir ! C’est de la malhonnêteté intellectuelle ! C’est honteux !

M. Luc Chatel, secrétaire d'État. Le Gouvernement, vous le savez très bien, défend le maintien d’un système régulé dans le cadre de la révision prévue au niveau européen et Michel Barnier a eu l’occasion de s’exprimer à plusieurs reprises sur ce sujet.
La loi de modernisation de l’économie est entrée en application le 1er mars dernier. Les accords entre la grande distribution et les industriels ont été signés le 1er mars dernier.

M. Marcel Rogemont. Les consommateurs n’ont rien vu, comme d’habitude !

M. Luc Chatel, secrétaire d'État. Votre commission des affaires économiques a prévu d’évaluer cette loi. Faisons cette évaluation et, comme le dit le président Ollier, faisons surtout respecter la loi. C’est dans cet esprit qu’avec Christine Lagarde et Michel Barnier, nous allons mettre en place dès demain des brigades de contrôle de la DGCCRF…

M. Jean Glavany. Police des prix !

M. Luc Chatel, secrétaire d'État. …pour que les mesures adoptées par le Parlement deviennent des réalités. Mais, de grâce, cessez la caricature et le mensonge sur ce sujet. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC)

vendredi 19 juin 2009

La crise du lait !

Assemblée Nationale : le Député-Maire, Jérôme Cahuzac interpelle Me Lagarde, Ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur le prix du lait et la crise grave qui frappe cette profession.
Jérôme Cahuzac, Député-Maire de Villeneuve-sur-Lot
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jeudi 18 juin 2009

Les dépenses de fonctionnement de l'Elysée ont augmenté de 21,7 % en 2008

Source : « LE MONDE »


Situation des retraités agricoles
Pas de restriction budgétaire à l'Elysée. Quand le budget de l'Etat a augmenté de 2,8 % en 2008 par rapport à l'année précédente, celui de la présidence de la République a connu une progression de 18,5 %. Les dépenses de fonctionnement enregistrent, quant à elles, une croissance de 21,7 %.
La loi de finances initiale avait prévu une dotation de 101,157 millions d'euros. Malgré les 9,2 millions de crédits complémentaires votés fin 2008, le montant total des dépenses exécutées en fin d'exercice – dotation d'investissement comprise – s'élève à 113,182 millions d'euros, soit un dépassement de 2,8 millions, selon le document "Pouvoirs publics" figurant en annexe du projet de loi de règlement des comptes de 2008.

"La présidence de la République s'engage à publier chaque année, à compter de 2008, un rapport retraçant l'utilisation des fonds alloués à son fonctionnement", avait promis le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, lors du vote du budget, se portant garant de la "transparence" la plus totale.

Les cinq pages de "description des charges" qui accompagnent la présentation des comptes restent succinctes. Ainsi le même flou continue-t-il à entourer les effectifs de l'Elysée et le coût des fonctionnaires mis à disposition.

Poursuivant le travail d'investigation méthodique engagé depuis sept ans, René Dosière, député (app.PS) de l'Aisne, apporte bon nombre d'éclaircissements. Les charges de fonctionnement courantes (26 millions d'euros) font un bond de 51,2 % par rapport à l'année précédente.

"Leur évolution est largement dépendante de la très forte augmentation de l'activité de la présidence", indique le rapport budgétaire en guise d'explication, qui se félicite que la mise en concurrence des fournisseurs ait permis de contenir les dépenses. Ainsi, le coût par convive de la garden-party du 14-Juillet a-t-il été ramené, selon le document, de 76,22 euros en 2007 à 67,45 euros en 2008.

"Le lecteur en conclut que la garden-party coûte moins cher, relève M. Dosière. La réalité est exactement contraire puisqu'elle a coûté plus cher : 474 523 euros en 2008 contre 419 213 en 2007, soit + 13,4 %. Ce que ne dit pas le rapport, c'est que le nombre d'invités est passé de 5 500 à 7 050."

Les déplacements (16,3 millions d'euros) augmentent de 26,3 %. Sans pour autant que soient levées toutes les incertitudes concernant ce poste. La facturation des vols effectués avec les moyens de l'Escadron de transport, d'entraînement et de calibration (Etec) ne correspond pas, en effet, à leur coût réel.

M. Dosière s'interroge sur la sous-estimation des dépenses et, pour certains déplacements officiels, sur le nombre de participants et l'ampleur des moyens mobilisés. Pas moins de 311 personnes accompagnaient M. Sarkozy lors de son voyage en Chine, en novembre 2007, pour lequel avaient été affrétés 3 Airbus, un Falcon 900 et un Mystère 50 médicalisé.

Le député n'hésite pas à mettre en doute la "régularité" et la "sincérité" du budget présenté, allant jusqu'à parler de "manipulations budgétaires". Ainsi s'étonne-t-il de l'inscription de recettes, pour un montant de 2,4millions d'euros, afin d'éviter de faire apparaître un déficit budgétaire, alors que celles-ci "présentent un caractère incertain et non conforme aux règles".

Pour M. Dosière, la "description" des dépenses de l'Elysée présentée dans ce document budgétaire relève de la "politique de communication".

Patrick Roger

mercredi 17 juin 2009

Situation des retraités agricoles

Lors de la dernière séance des questions au gouvernement, le député –Maire de Villeneuve Jérôme CAHUZAC a interpellé Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’emploi et des finances et Mr Woerth, Ministre du budget, sur la situation des retraités agricoles.

Situation des retraités agricoles
"Au bout de deux ans de mandature, les promesses du Président de la République faites aux retraités agricoles ne sont pas tenues. Les retraités agricoles qui subissent de plein fouet la baisse du pouvoir d’achat vivent aujourd’hui dans des conditions très difficiles puisque ils sont des dizaines de milliers à être en dessous du seuil de pauvreté alors qu’ils ont travaillé toute leur vie.

Certains retraités agricoles, qui ont participé à la reconstruction de la France après la dernière guerre, doivent se contenter aujourd’hui d’un seul repas par jour. Pour autant le gouvernement confirme qu’il ne remettra pas en cause le bouclier fiscal qui protège les revenus des plus riches, et encore moins le chèque de 400 millions d’Euros décerné à un dénommé Bernard Tapie pour des raisons qui semblent inavouables.

Devant l’urgence sociale, Jérôme Cahuzac demande au gouvernement de revoir sa copie en supprimant le bouclier fiscal, en faisant participer les plus fortunés à l’effort de solidarité nationale, en remettant en cause les privilèges accordés à ses amis, et en abondant comme promis l’enveloppe permettant d’attribuer une retraite décente aux retraités de l’agriculture. Selon le député-maire de Villeneuve, le gouvernement a les moyens de réparer cette injustice : ainsi c’est une enveloppe de trois milliards d’euros qui sera consacrée à la baisse de la TVA dans la restauration. C’est donc bien une question de volonté et de respect, aujourd’hui absents, envers des aînés qui ont en grande partie sacrifié leur vie pour faire de la France un pays fort et reconnu sur la scène internationale.

Devant autant de mépris, on en est en droit de s’interroger sur la sincérité de certains propos présidentiels.

Il est grand temps que le gouvernement se penche sur les conditions de vie de nos aînés mais aussi des jeunes qui, eux aussi, éprouvent de réelles difficultés pour se loger, étudier et se nourrir. Le RSA aurait pu leur permettre de vivre dignement, mais les moins de 25 ans en ont été écartés faute de volonté politique pour y consacrer les moyens requis."

mardi 16 juin 2009

La crise du lait : un exemple de dérégulation et du double langage gouvernemental

La crise du lait : un exemple de dérégulation et du double langage gouvernemental
La crise terrible que connaissent les éleveurs laitiers doit être replacée dans un contexte qui, seul, permet de comprendre les enjeux et les responsabilités.

C'est un gouvernement socialiste, en 1984, qui a mis en place les quotas laitiers. A l’époque, le syndicat majoritaire, la FNSEA pour ne pas la nommer, et l'opposition -aujourd'hui majoritaire- ne cessèrent de condamner cette mesure au motif qu'elle relevait, accusaient ils, de la volonté d'instaurer une politique réglementée.

Et c’est sous la présidence française de l’Union européenne, et donc sous l'autorité de N Sarkozy, que les quotas laitiers ont été abandonnés, en Novembre dernier. Certes, la Commission avait proposé cet abandon dès 1999. Le gouvernement de Lionel Jospin s’y était fermement opposé, et aucune décision n’avait été alors prise en ce sens à l'époque.
Le premier accord européen visant à mettre un terme aux quotas laitiers, à échéance 2014, a été signé par M. Gaymard, ministre de l’agriculture du gouvernement Raffarin, en 2003. M. Barnier vient donc de parachever un travail initié quand lui et ses amis étaient dans l'opposition, poursuivi par H Gaymard et qui connait aujourd'hui un aboutissement qui désespère les éleveurs.
Les Gouvernements de l’Union, dont celui de la France, sont responsables de cette orientation puisque la décision finale leur appartient.
Mais la France a fait plus encore. Le gouvernement a mis en place un ensemble d’instruments juridiques internes dérégulateurs. Au printemps dernier, ordre est donné par Mme Lagarde à la DGCCRF d'attaquer la pratique de négociation tarifaire nationale des prix par l’interprofession laitière en supprimant le rôle essentiel que jouait la CNIEL.
L’argument avancé d’une possible enquête européenne ne tient pas. Cette pratique est en effet compatible avec les règles de l’Union européenne. L’article 81 du traité CE exonère de la législation sur les ententes les pratiques visant soit à améliorer « la production ou la distribution » soit à favoriser le « progrès technique ou économique ». C’est exactement ce que visait la filière laitière et tel était bien la fonction du CNIEL, reconnue comme telle par l'ensemble de la profession. En outre, l’article 2 du règlement 1184/2006 du 24 juillet 2006 exonère aussi des règles de la concurrence européenne fixées aux articles 81 à 86 du traité les accords, décisions et pratiques d’exploitants agricoles admettant la possible organisation du marché.
L’interprofession le faisait plutôt bien, sans interdire les différences dans le prix payé aux exploitants à partir de critères multiples. Il y avait organisation du marché et préservation de la concurrence, c'est à dire un bon système. Enfin, depuis la loi de 2001 relative aux nouvelles régulations économiques votée sous le gouvernement de L. Jospin, sont permises les ententes pour favoriser le progrès économique y compris « par la création et le maintien d’emplois ». Un prix commun de cession peut même être admis s’il est indispensable pour atteindre cet objectif de progrès. Ces mesures du gouvernement Jospin n’ont jamais été attaquées par la Commission européenne.

Tel est le contexte historique et juridique dans lequel l'actuel pouvoir a décidé, sans y être le moins du monde obligé par la communauté Européenne, de démanteler une régulation qui donnait satisfaction au plus grand nombre.
En fait, l’action de la DGCCRF est justifiée uniquement par la politique interne du gouvernement de M. Sarkozy. En mai 2008, celui-ci présentait la loi de modernisation de l’économie qui vise clairement à promouvoir la baisse des prix. Il a dès lors été décidé de « libérer » toutes les discussions entre les fournisseurs et la grande distribution qui détient désormais toutes les clefs de l’évolution des prix payés aux agriculteurs. Ainsi la préservation des marges des distributeurs se fera au détriment des prix payés aux producteurs, quels qu’ils soient. Il s’agit d’une rupture fondamentale dans les modes de fixation des prix. La volatilité des prix génère une insécurité économique qui fragilise les exploitants agricoles. La « négociabilité » des prix par la grande distribution, développée sur un modèle oligopolistique, casse de facto toute tentative de régulation en amont.
Et pourtant les consommateurs n’ont pas vu baisser les prix du lait. Mais les éleveurs laitiers ont perdu ce qui faisait la rentabilité, pourtant déjà faible, de leurs entreprises.

On peut tirer quelques conclusions.
1-Faute de parvenir à tenir sa promesse d'augmentation du pouvoir d'achat par le revalorisation du travail, N Sarkozy est obligé d'y parvenir par la baisse des prix.
2-Cette baisse des prix à la consommation, doublée de la volonté de favoriser ses amis de la grande distribution (la « Loi de Modernisation de l'Economie », la loi « LME », est appelée loi « Leclerc Michel Edouard »), aboutit à la baisse des prix à la production par la dérégulation du système.
3-Cette baisse des prix à la production a pour conséquence l'impossibilité, pour beaucoup, sinon tous, d'avoir une entreprise profitable qui rémunère correctement leur travail.
4-Il est à craindre que de nombreux exploitants ne puissent faire face et se voient contraints d’arrêter cette activité, faute de gagner leur vie en dépit de beaucoup de travail en plus. Ce sont alors de nombreux départements de notre pays qui verraient disparaître une activité économique aussi nécessaire que traditionnelle.

Ces conséquences sont la rançon de la politique économique du Gouvernement. Ce sont les éleveurs laitiers qui en souffrent aujourd’hui.
Ils ne sont pas les premiers d’une liste qui devrait s'allonger encore.

vendredi 12 juin 2009

Confirmation de Christine Lagarde du FNRT pour le bassin du Fumélois-Villeneuvois

Vous trouverez ci-jointe la lettre de Me Christine Lagarde, Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi confirmant l’octroi d’une enveloppe de 1,5 Millions d’Euros au titre du Fonds National de Revitalisation des Territoires pour le bassin du Fumélois-Villeneuvois suite à notre entrevue du 19 mai dernier en présence de Pierre Camani, Président du Conseil Général de Lot et Garonne.



Voir la lettre >>>

mercredi 10 juin 2009

Jérôme Cahuzac interpelle Eric Woerth, Ministre du budget, à l’Assemblée Nationale sur le bouclier fiscal.

Jérôme Cahuzac, Député-Maire de Villeneuve-sur-Lot
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Discours de Jérôme Cahuzac à l’Assemblée Nationale sur les hauts revenus et la solidarité

Jérôme Cahuzac, Député-Maire de Villeneuve-sur-Lot


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jeudi 28 mai 2009

Pôle de santé du villeneuvois : c’est OUI

Pôle de santé  du villeneuvois : c’est OUI
Le Ministère de la Santé vient de valider le projet de pôle de santé du villeneuvois qui réunira sur un même site l’hôpital St Cyr et la clinique de Villeneuve-sur-Lot.

Cet accord est l’aboutissement d’un processus initié dès avril 2001 par Jérôme Cahuzac avec le soutien unanime du conseil d’administration de l’hôpital.

Situé à Romas de façon à desservir au mieux le fumélois et le villeneuvois, ce pôle de santé du villeneuvois accueillera un hôpital neuf et une clinique neuve, et comprendra des locaux communs aux deux structures ainsi que des urgences d’une capacité adaptée aux besoins de la population.

Pour Jérôme Cahuzac, Président du Conseil d’administration de l’hôpital et Député-maire, il s’agit d’une très bonne nouvelle pour la commune de Villeneuve-sur-Lot et l’arrondissement du villeneuvois-fumélois.

D’abord, pour les patients qui pourront bénéficier d’un service public de santé de proximité de très grande qualité et doté des outils les plus modernes, ensuite, pour le personnel légitimement inquiet depuis des années des projets de regroupement sur Agen défendus par certains.

Désormais, leur vie personnelle et professionnelle n’est plus remise en cause ; et ils pourront de surcroît exercer leur métier dans des conditions enfin satisfaisantes.

Enfin, c’est une très bonne nouvelle aussi sur le plan économique. Outre le maintien dans l’arrondissement de centaines d’emplois, ce projet permettra d’investir dans le villeneuvois près de 130 millions d’euros ; investissements dont les entreprises locales et donc l’emploi devraient bénéficier.

Jérôme Cahuzac tient à remercier personnellement tous ceux qui se sont mobilisés autour de ce projet. Qu’il s’agisse des membres du conseil d’administration de l’hôpital, de la direction de l’hôpital et de l’ensemble de ces personnels, mais aussi tous ceux qui à la clinique de Villeneuve ont contribué favorablement à ce projet d’intérêt général.

Enfin, il tient à remercier celles et ceux, qui au Ministère de la Santé, ont compris et appuyé ce projet.

samedi 23 mai 2009

Revue de presse

Source : La Dépêche

Fumel. «Nous avons insisté sur l'urgence sociale»
Social. P. Camani, président du conseil général et J. Cahuzac, député chez la Ministre de l'Economie



Pierre Camani, président du Conseil général, et Jérôme Cahuzac, député, viennent de rencontrer Mme Christine lagarde, ministre de l'Economie, au Palais-Bourbon, l'Assemblée nationale. Cet entretien fut précédé d'une réunion technique, nécessaire, avec un de ses collaborateurs .

«Nous avons d'abord insisté sur l'urgence sociale. Les salariés licenciés ne sont, en règle générale, indemnisés qu'à 50 % de leur rémunération qui était faible ou très faible. Sauf à plonger les familles concernées dans des difficultés insurmontables, il faut que cette indemnisation soit de 80 % du salaire brut. Cela passe par l'obtention du régime du Contrat de transition professionnelle. Il y a donc bien une urgence sociale pour des centaines de familles » expliquent les deux représentants du Lot-et-Garonne. Pierre Camani et Jérôme Cahuzac ont « tout fait pour sensibiliser la ministre à cette urgence. »

Les bassins de vie du Fumélois attendent ce Contrat de transition professionnelle. Et le message de Pierre Camani et Jérôme Cahuzac au sortir de l'entrevue est clair, « Il faut que, tous, nous nous mobilisions pour cela, sans exception ! Les décisions relatives aux attributions des CTP sont, à l'évidence, prises à l'Elysée. Pas de commentaires sur ce fonctionnement original mais c'est ainsi. » «Avec P. Camani nous avons obtenu, je crois, précise Jérôme Cahuzac, que ce dossier soit plaidé à la fois par le cabinet de Mme Lagarde auprès des collaborateurs du Président et par la ministre elle-même auprès de N. Sarkozy. Nous l'avons en effet perçue sensible à nos arguments et notamment au fait que ce dossier était le seul dossier aquitain, que les sinistres industriels dans le Fumélois étaient majeurs et que la sidérurgie autant que la filière bois n'étaient pas des activités du passé mais bien de l'avenir. »

« MESURE INSUFFISANTE »

Le Fonds national de revitalisation du territoire vient d'octroyer 1,5 million d'€ pour aider au développement du Villeneuvois-Fumélois. On a l'impression d'une petite goutte d'eau dans un océan de difficulté… « C'est mieux que rien mais cela reste totalement hors de proportion par rapport aux besoins et aux efforts à faire en faveur du bassin d'emploi. Il ne faut certes pas de surenchère. Mais de là à être bruyamment satisfait de cette enveloppe notoirement insuffisante comme semble l'être le maire de Fumel, il y a une marge. Il est vrai que J-L. Coste s'était déjà satisfait, publiquement, des promesses pourtant jamais tenues des précédents propriétaires ukrainiens de l'usine. Avec les résultats que l'on sait.»

Pour Pierre Camani, « cette mesure est largement insuffisante et ne prend pas la mesure du problème. Seule le classement en ce qui est l'équivalent des zones franches avec les exonérations fiscales et sociales pour les secteurs ruraux peut apporter des moyens pour permettre à ce bassin d'emplois d'avoir un avenir. »

vendredi 22 mai 2009

Réponse à M. Diefenbacher

M Diefenbacher, député du Lot et Garonne, a souhaité adresser à tous les conseillers municipaux du département une lettre dans laquelle il dénonce, de façon plutôt polémique, l'augmentation de la fiscalité départementale.
Voici ma réponse :


Monsieur le Député et cher collègue,

C’est avec intérêt que j’ai pris connaissance de votre courrier et c’est bien volontiers que, selon vos souhaits, je le transmettrai à mes collègues du conseil municipal de Villeneuve.

Je me permettrai de joindre à cet envoi copie du courrier que je vous adresse. Copie que j’adresserai aussi aux Maires de la circonscription que j’ai l’honneur de représenter à l’Assemblée Nationale en leur demandant de bien vouloir ajouter cette correspondance à la vôtre dans leurs envois.
Je laisserai au Président du Conseil Général le soin de vous répondre sur les sujets départementaux que vous avez cru bon d’aborder.
Mais vos propos sur ce que serait la politique fiscale de la nouvelle majorité du Conseil Général, des socialistes en général, et la citation de F. Hollande, évidemment tronquée et sortie du contexte, m’amènent à vous répondre.
Vous appelez de vos vœux un vrai débat sur la fiscalité. Pourquoi, alors, l’avez-vous fui lorsqu’il s’est tenu le Jeudi 30 Avril dernier, à l’Assemblée Nationale où vous avez brillé, ce jour là, par votre absence?

Vous dénoncez l’augmentation, un peu moins de 15% en 2009, des impôts par le Conseil Général de Lot et Garonne, parlant même de « big bang » fiscal, formule aussi bien trouvée que volontairement polémique. Vous aviez été bien silencieux en 2001 quand vos amis de la majorité départementale de l’époque les avaient augmentés de presque 30%. A moins que le concept de « big bang » ne soit une découverte récente pour vous.

Mais alors que pensez-vous de l’augmentation, en 2009, des impôts à Nice de 15%, décidée par le Maire de cette ville, par ailleurs conseiller politique de l’UMP et bientôt ministre, Mr C. Estrosi, qualifié par tous comme le plus « Sarkozyste » des responsables politiques de votre parti ? Et que pensez-vous de celle de 12% faite par un autre conseiller politique de l’UMP, le Maire de Rueil, Mr P. Ollier ? Et de celle de 11%, au Havre décidée par A. Ruffenacht -figure emblématique de l’UMP- ou de celle de 5%, le double de celle opérée à Villeneuve, faite par le Président du Comité de la Majorité Présidentielle, le Maire de Marseille, votre ami JC.Gaudin ?

Jugez vous que ces élus seraient, selon vos formules, des « accros » de la dépense publique et des « militants d’une fiscalité débridée » ? Leur avez-vous fait part de l’appréciation que vous avez d’eux, qui dirigent le parti auquel, sans états d’âme, vous appartenez ?

Et puis j’aimerais vous rappeler que depuis que vous êtes député, vous avez voté la création de 17 taxes nouvelles, pas une de moins ! Condamnant violemment ce que font les autres, vous oubliez votre vote récent en faveur des franchises médicales, de la taxation des contrats de mutuelles, des contrats d’assurance vie, de la téléphonie mobile ou des opérateurs internet.

Vous avez même, il y a peu, taxé les prises de poissons, de crustacés et de mollusques ! Mon cher collègue quand on en est, comme vous, à taxer les mollusques il me semble qu’il y a des sujets qu’il vaudrait mieux éviter. D’autant que chacun sait que vous êtes un vrai militant du bouclier fiscal qui, l’année dernière, a abouti à ce que l’Etat rende 150 millions d’euros à 100 contribuables. 150 millions d’euros c’est l’effort, que vous jugez suffisant pour les dizaines de milliers de retraités de l’agriculture puisque vous avez voté, l’année dernière encore, le budget du Ministère de l’Agriculture. Cette dernière comparaison condamne, selon moi, vos choix et éclaire utilement vos propos et affirmations.

C’est bien pour que chacun en juge le plus objectivement possible que je me suis permis de vous rappeler ces quelques faits.

Je vous prie de croire, Monsieur le Député et cher collègue, à mes sentiments les meilleurs.

mercredi 20 mai 2009

Revue de presse

Source : 20 Minutes.fr

BANQUE - Le débat s'annonce houleux, alors que l'opposition remet sur la table la nomination d'un proche du président de la République à la tête de cet ensemble...

La fusion des banques Caisse d’Epargne et Banque populaire est examinée ce lundi soir à l’Assemblée nationale. L’occasion, pour l’opposition, de dénoncer la stratégie du gouvernement dans cette fusion et de remettre sur le tapis la nomination à la tête de cette nouvelle entité de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée.

Selon Christine Lagarde, ministre de l’Economie, ce projet de loi «permettra de conforter la solidité financière des deux groupes qui conserveront leur marque propre et leurs réseaux autonomes et complémentaires ». Et de promettre également une gouvernance claire pour Natixis, la filiale commune des deux banques mutualistes, qui croule sous les pertes.

Dépôt d’une exception d’irrecevabilité

Un point que conteste violemment Jérôme Cahuzac, député PS, qui a soulevé lundi soir une exception d’irrecevabilité sur ce point: «Je conteste le choix stratégique du gouvernement de ne pas avoir voulu garantir les actifs "pourris" de Natixis alors qu’il l’a fait pour Dexia. Ces actifs auront pour conséquence de faire perdre de l’argent au groupe. Ainsi, soit il faudra que les sociétaires (les clients des banques) épongent les pertes, soit il faudra vendre».

Pour le député, ce point est d’autant plus crucial que les sociétaires n’auront pas leur mot à dire. «Le directoire est composé de François Pérol et quatre personnes désignées par lui, explique Jérôme Cahuzac. Et les sociétaires ne sont pas non plus majoritaires au sein du conseil de surveillance alors qu’ils détiennent 62 % du capital.»

jeudi 14 mai 2009

Vers une Europe forteresse ?

Jérôme Cahuzac face à Marine Le Pen sur Direct 8 dans l'émission "Politiquement parlant".

Voir la vidéo :



Jérôme Cahuzac face à Marine Le Pen sur Direct 8 dans l'émission Politiquement parlant